Turner, encore et encore

Qui dit Turner, dit paysages. Et paysages de nature déchaînée de préférence. C’est sans doute pour ça que Turner est l’un des plus célèbres peintres en la matière, notamment auprès du grand public, et que les expositions qui lui sont consacrées sont toujours un succès. Car la nature qu’il dépeint n’est pas simplement mignonne ou pittoresque. Non, ses tableaux relèvent du Sublime. Ils représentent ce moment où tout est sur le point de basculer. Ils ouvrent un œil du cyclone sur la toile et happent le spectateur  au cœur du drame. La facture de Turner est virulente et expressive. Les coups de pinceau ne se cachent pas et trahissent le geste de l’artiste, de l’être humain derrière la peinture.

J. M. W. Turner, Tempête de neige, exposé en 1842. Huile sur toile,  Tate Collection, Londres.
J. M. W. Turner, Tempête de neige, exposé en 1842.
Huile sur toile, 91,4 x 121,9 cm.
Tate Collection, Londres.

Turner a connu la gloire tout autant que la critique durant son existence. Professeur à la Royal Academy, défendu par le célèbre John Ruskin, l’auteur de Modern Painters, il faisait toutefois régulièrement face à d’acerbes détracteurs. C’est l’une des facettes mises en avant dans le biopic que Mike Leigh lui a consacré en 2014, Mr Turner. Le film retrace les 30 dernières années de la vie de l’artiste, et rend compte de sa personnalité originale à travers la performance de l’acteur Timothy Spall. Célibataire toute sa vie, ayant renié les deux enfants qu’il a eus d’une certaine Sarah Danby, Turner est présenté comme un être souffrant souvent de solitude, et passionnément dévolu à sa peinture.

À travers son long-métrage, Leigh rend hommage à un monument de la peinture de paysage et réactualise la célébrité de Turner, déjà mondialement connu. Pour autant, il ne faut pas se méprendre et croire que l’œuvre du paysagiste anglais était si révolutionnaire que l’on pourrait croire. Il est certes brillant et tout à fait original pour l’époque mais Turner n’est pas le précurseur des impressionnistes ni de l’art abstrait. Comme Aivazovsky, son contemporain russe, il réalise de nombreuses esquisses mais ne peint jamais ses tableaux en plein air. Outre les sujets de ses toiles qui sont toujours clairement définis, il s’intéresse surtout aux sources de lumière aveuglante. Ce sont elles qui donnent cet aspect quelque peu abstrait à ses tableaux. Turner fut donc un peintre de son temps, bien que sûrement beaucoup plus libéré dans sa pratique que ses contemporains, qui n’ont eux, jamais compris l’intérêt de cracher sur sa toile pour atteindre la consistance voulue.

J.M.W. Turner, Le Dernier Voyage du Téméraire, 1838. Huile sur toile. National Gallery, Londres.
J.M.W. Turner, Le Dernier Voyage du Téméraire, 1838.
Huile sur toile, 91 x 122 cm.
National Gallery, Londres.

Pour en savoir plus sur l’œuvre de Turner, vous pouvez vous rendre à la Tate Britain jusqu’au 25 janvier 2015, au sein de laquelle une exposition de sa dernière période se tient. Vous pouvez aussi consulter les ouvrages de Parkstone ici à son sujet.

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Late Turner´s review and pictures from The Guardian

Turner at Tate Britain

So, “Late Turner” was finally launched yesterday at London’s Tate Britain!!

We are so excited.

Check what the British newspaper The Guardian has to say about the exhibition in this review.

The Guardian Late Turner review
The Guardian Late Turner review.

And also check ou some amazing pictures here.

The T-Day

Late Turner Tate Britain

Today is the day!

The “Late Turner – Painting Set Free” exhibition starts today at Tate Britain, in London.

The biggest exhibition about the artist since 2010.

Are you going to miss it?

Late Turner Tate Britain Parkstone
Late Turner Tate Britain Parkstone

 

Learn more about Turner here:

Turner Parkstone amazon
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Turner vs. Constable: The Rivalry of the Century

Turner vs Constable

A pair of paintings signifying one of the most famous feuds in British artistic history, between Turner and Constable, were shown together in 2010 at Tate Britain for the first time in almost 180 years.

But while Turner, the son of a barber, paid homage to his predecessors,  it was “all out war” when it came to his contemporaries. Turner was continuously trying to prove his superiority.

While Constable publicly praised his rival, in private he criticised Turner’s work as being “just steam and light”.

Matters came to a head in 1832 when John Constable was to exhibit The Opening of Waterloo Bridge, a painting on which he had been working for almost 15 years, at the Royal Academy.

In the final days, he laboriously put his finishing touches to the busy scene in the gallery.

But Turner stole the show with a single daub of red paint.

Seeing that in comparison his serene seascape, Helvoetsluys, was a little lacking in colour, he entered the room, painted a small red buoy in the middle of his canvas -which had only taken him a few months to compose- and left without saying a word.

Constable, mortified by Turner’s deft touch, remarked: “He has been here and fired a gun.”

The two painters never got on: the previous year Constable had contrived to have one of Turner’s paintings moved from a prominent position and replaced with one of his own.

One of his most enduring influences was Claude Lorrain, the French 17th century landscape painter. Turner once burst into tears upon seeing one Claude, saying: “I shall never be able to paint anything like that.”

But however radically Turner reinvented such works in his own original style.

 

Read more about Turner and Constable.

Also available in eBook format:

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Constable Parkstone

 

Self-Portrait, J. M. W. Turner.

Self-Portrait, J. M. W. Turner

This self-portrait appears to date from around 1799 when Turner was about twenty-four years old. It was possibly intended to mark an important moment in his career, his election as an Associate of the Royal Academy. Despite his relative youth, Turner had already made a name for himself as an original, accomplished painter with the technical abilities of someone more mature. He had been described in the newspapers as an artist who ‘seems thoroughly to understand the mode of adjusting and applying his various materials’ and ‘their effect in oil or on paper is equally sublime’.